Effleurement

Texte Asja Srnec Todorović
Traduction Christine Chalhoub
Mise en scène Clara Chabalier

Avec Caroline Darchen, Pauline Jambet
et les voix de Pierre et Anselme Barché, Clara Chabalier, Alexandre Pallu

Scénographie Jean-Baptiste Née
Coiffure Judith Scotto
Création sonore Julien Fezans
Création lumière Philippe Gladieux
Régie lumière Gildas Goujet
Régie plateau Adrien Geiler

Production Cie Pétrole
Coproduction Studio-Théâtre de Vitry ; Comédie de Reims, CDN ; Théâtre Ouvert, Centre National des Dramaturgies Contemporaines

La compagnie Pétrole bénéficie de l’aide au projet de DRAC Île-de-France – ministère de la Culture et de la Communication
Avec le soutien de Région Île-de-France ; Théâtre de Vanves ; Spedidam

crédits photo : © Marikel Lahana


Dates

20 au 22 mai 2017 : Théâtre Dijon-Bourgogne – CDN [Festival Théâtre en Mai]
19 au 27 janvier 2017 : La Comédie de Reims [Reims]
24 mars 2016 : Théâtre de Vanves [Festival Artdanthé]
18 au 21 mars 2016 : Studio-Théâtre de Vitry [Vitry sur Seine]- création
20 novembre 2015 : Théâtre Ouvert [Festival Focus] – mise en voix
Entretien de Clara Chabalier pour la présentation de saison de la Comédie de Reims

Fauteuils, bacs et miroirs. Dans ce salon de coiffure un peu miteux, Bouboule s’affaire autour de sa mère, alanguie là. Shampoing, teinture et soin. Puce est aussi ronde que Bouboule est longue. Effleurement des peaux, évitement des regards, halètement des souffles, frôlement des mots. La radio grésille, bavasse et chante The man I love. Les voix et pas des voisins du dessus cherchent un gamin, perdu. Bruits incessants et pannes de courant. Face à la vitrine et à nos regards, dans cette chambre rouge, elles balbutient des bribes de vie : ce Centre où travaille Puce et où ne veut aller Bouboule, ce Dédé violent adoré, les secrets bien scellés. « Dans leur éternelle soumission – à leur environnement, aux hommes, figures cruelles, mais aimées – apparaît l’impossibilité pour ces femmes de sortir de l’enfermement. » À travers le geste chorégraphié de la coiffure – une véritable performance pour les deux actrices – le toucher est « tentative et échec du contact, effleurement sensuel et destructeur » qui, depuis la surface, incise les profondeurs : maternité, maltraitance et misère. Clara Chabalier met en scène le texte inédit en France de la croate Asja Srnec Todorović publié en 1999, quelques années après l’éclatement du bloc communiste. « Comment pardonner sans oublier ? » S’il y a une réponse, peut-être se glisse-t-elle juste là, sous la peau.

Mélanie Jouen


Presse

Jean-Pierre Thibaudat, Mediapart :

« Puce, Bouboule. La quarantaine, la vingtaine. Une mère et sa fille. Deux femmes aux noms de chien qui vivent comme elles peuvent leur chienne de vie. Misérabilisme ? Théâtre du quotidien en version hard déprime ? Nullement. L’écriture d’Effleurement, par la croate Asja Srnec Todorovic, est plus sinueuse, suggestive, plus mystérieuse. Joliment portée par deux actrices, Pauline Jambet et Caroline Darchen. Et mise en scène avec tact par Clara Chabalier. »

Valérie Coulet, L’Union :

 » Effleurement est une pièce où l’on plonge littéralement dans l’intimité du salon de coiffure. Le spectateur voit l’eau couler, entend souffler le sèche-cheveux et sent le parfum puissant du shampoing ou de la laque. Pauline Jambet et Caroline Darchen interprètent avec justesse les rôles de Bouboule et Puce, qui se fuient, se cherchent et se retrouvent. « 


teaser réalisé par César Vayssié