photos © Marikel Lahana
D’après les « lettres » et le « journal » de Frida Kahlo
Une chanteuse, un danseur, une trompettiste et un percussionniste revisitent la vie et l’œuvre de l’icône mexicaine et célèbrent à travers ce portrait musical inspiré de son univers pictural, la puissance de création mais aussi la liberté de pensée, l’engagement politique, la lutte pour l’émancipation des femmes et l’exploration des questions de genre qui font de Frida Kahlo une figure résolument moderne.
création musicale
Mise en scène
Avec
scénographie
création lumière & régie générale
Dessins
Confection costumes
Toute l’ ɶuvre de Frida Kahlo est traversée par une double inspiration, populaire et savante : d’un côté, elle s’inspire des expressions populaires mexicaines, et de l’autre, elle devient une artiste d’avant-garde majeure, sans même s’en faire un objectif. Nous avons cherché à retranscrire cette dualité par la musique, mais aussi par la danse.
Car il est impossible de dissocier Frida Kahlo de son corps physique. Elle en parle constamment, elle le peint dans ses nombreux autoportraits, elle l’exhibe, elle dessine vaisseaux et cœurs (pas le cœur romantique mais bien l’organe de vie). La danse, donc, et avec la danse le rythme, et avec le rythme le souffle, et avec le souffle, la voix, et avec la voix, le chant.
Comme matériau, nous avons donc du texte, tiré des Lettres et du Journal de Frida Kahlo, mis en musique. La chanteuse Céline Laly porte la voix, l’écriture de Frida. Le danseur Sébastien Ly, à partir d’un corps masculin (dans lequel la peintre s’est souvent identifiée, aimant s’habiller en homme), cherche à construire physiquement l’icône qu’est devenue Frida. Cette transformation s’opère à vue, comme un chemin que le spectateur doit emprunter pour se frayer un passage dans la complexité jamais résolue, toujours rebelle, de Frida Kahlo. Mauricio Ahumada, trompettiste sud-américain, se fait l’écho de cette terre d’où elle puise son inspiration. Les percussions de Maxime Echardour soutiennent le tout.
Mais nous avons surtout les motifs récurrents et les couleurs qui peuplent son œuvre. La scénographie de Franck Jamin, qui fait explicitement référence à plusieurs de ses tableaux, a été soutenue par le travail de la dessinatrice Paulina Spucches, qui prépare actuellement un roman graphique sur Frida Kahlo, inspiré de la biographie Rien n’est noir de Claire Berest, à paraître en octobre 2025 chez Stock. Elle a réalisé quelques objets présents dans le spectacle : un corset, les fleurs de la robe, un portrait de la soeur de Frida, quelques oiseaux…
Production déléguée Ensemble Almaviva
Coproduction Cie Les Gens de la Voix et Cie Pétrole
Coréalisation Théâtre L’Échangeur – Cie Public Chéri
Soutiens en coproduction Théâtre Antoine Watteau (Nogent-sur-Marne), Conservatoire à Rayonnement Régional de Versailles Grand Parc
Soutiens Conseil Départemental du Val-de-Marne, ADAMI, SPEDIDAM, DGCA et SACEM.
Photos © Marikel Lahana